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Pascal Lescroart, né à Caudry (59) le 20 juin 1947

Etudes secondaires à Cambrai (59),

Etudes supérieures à :

- Lille (59) : 1966-1967 ; Classe préparatoire aux Ecoles Vétérinaires

-Toulouse (31) : 1967-1971 : Ecole Nationale Vétérinaire de Toulouse

Doctorat vétérinaire : 1972

1971-1974 : Activité vétérinaire rurale itinérante dans le Nord, la Normandie et le Centre de la France

1975-1978 : Activité rurale bovine et équine en Normandie

1979-1988 : Activité mixte bovine-équine-canine en Bretagne

Vice-Président du Groupement Technique Vétérinaire d’Ille et Vilaine, responsable Nutrition et Orthopédie

 

1989-2013 : Activité canine sur la Côte d’Azur

-Président du Syndicat des Vétérinaires d’Exercice Libéral des Alpes Maritimes (2005- …)

-Président de l’Association 3Journées Nationales de l’Animal Citadin », destinée à l’intégration de l’animal en ville à son profit, celui de ses propriétaires, et celui des autres citoyens (2002- …).

Ainsi, les problématiques concernant le bien-être du chat d’appartement ainsi que la fréquence des pathologies liées à la sédentarité ont été à l’origine du concept Pipolino (activité physique quotidienne, activité mentale durable, ingestion lente de la nourriture) ;

-Créateur en 2006 du distributeur mobile de croquettes pour chat PIPOLINO, suivi en 2010-2011 des distributeurs PIPOLINO pour chien, cheval et petits animaux de compagnie.

 

 

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Ma philosophie :

 

La sélection naturelle a permis, au cours de milliers d’années et pour chaque espèce animale encore présente, de s’adapter constamment à son environnement.

Le passage à la vie domestique, même s’il s’est produit il y a 20 ou 50 générations, est beaucoup trop brutal pour permettre une adaptation totale de l’animal concerné à ses nouvelles conditions de vie.

En contrepartie d’une protection constante contre les prédateurs, la faim et la soif, ainsi qu’éventuellement d’un apport affectif, les besoins naturels d’espace et de recherche alimentaire ont été considérablement réduits, provoquant un chapelet de troubles médicaux jusqu’alors inconnus dont quelques-uns ont créé une nouvelle classe de maladies : les affections d’origine comportementale.

 

La réussite de l’élevage hors sol des porcs aux USA (un maximum d’engraissement dans un minimum de temps sur un minimum d’espace, et grâce à un apport massif de céréales en granulés) a donné l’impression que c’était la panacée du bonheur et que cette façon d’alimenter (qui donne aussi une plus-value aux aliments de base) méritait d’être étendue à d’autres espèces : volailles et lapins d’abord, puis chiens, chats et chevaux.

C’est oublier que les animaux domestiques sédentaires, destinés à des productions de viande ou d’œufs, sont programmés pour une vie courte : la plupart des porcs abattus à 5-6 mois présentent des ulcères d’estomac, consécutifs à une ingestion trop rapide des aliments par compétition alimentaire (distribution collective en vrac dans un espace réduit). Ces ulcères ont un effet surprenant : ils augmentent l’envie de manger, l’ingestion étant pour l’animal la façon la plus accessible de diminuer les douleurs liées à ces ulcères. Ainsi, les porcs ingèrent de plus grandes quantités que dans la nature, au bénéfice d’un engraissement rapide, sauf pour quelques animaux dont la douleur est si forte qu’elle provoque de l’anorexie, qui vont alors dépérir si des médicaments (antibiotiques, anti-acides) ne leur sont pas administrés à temps.

Jusqu’à récemment, le cheval avait peu accès à des quantités importantes de céréales, son activité étant liée à la durée du jour pour un format conçu pour la force plutôt que pour la vitesse et l’agilité.

Ainsi, il avait tout le temps nécessaire pour consommer suffisamment de fourrage (herbe ou foin) pour maintenir sa forme, et l’avoine était réservée uniquement aux chevaux de trait les jours de travail, et aux chevaux de l’armée les jours de manœuvres .

 

Les chats, chiens et chevaux de sport ne sont pas dans cette logique : on recherche leur santé, leur espérance de vie, leurs performances, qui sont liées à leur bien-être, pour lequel une digestion légère jusqu’à satiété est primordiale. Or, la digestion ne peut être légère que si l’animal mange lentement, pour une production de salive en quantité nécessaire et suffisante par rapport à la quantité de nourriture ingérée, évitant ainsi l’ excès de suc gastrique indispensable pour remplacer la salive manquante.

 

Pour exemple nous concernant, pain frais et pain grillé ont une composition identique, mais le second est plus digeste uniquement parce qu’il réclame plus de mastication, ce qui aboutit à plus de salive.

Ainsi, la publicité nous recommande de consommer 5 fruits et légumes par jour : ceux-ci sont moins digestes en purée ou en compote pour la même raison.

De même, le défaut de la restauration rapide n’est pas dans la qualité des ingrédients, mais dans la présentation des produits qui facilite une ingestion sans efforts : celle-ci donne l’impression d’un ventre bien rempli, pendant des heures, parce qu’il faut plus de temps à l’estomac pour sécréter plus de suc gastrique avant que les aliments liquéfiés ne passent dans les intestins ; ainsi, prendre un abonnement quotidien au fast-food apporte rapidement un inconfort digestif, voire l’apparition de troubles plus graves.

 

Chaque espèce animale a ses propres spécificités naturelles pour ses repas : le chien consomme une proie quotidienne en une heure environ; le chat pratique une dizaine de petits repas répartis sur plusieurs heures et dont la durée globale est également proche d’une heure ; le cheval consacre 8 à 12 heures par jour à paître l’herbe verte ou sèche. Dans tous les cas, l’aliment contient des structures qui nécessitent une longue mastication productrice de salive.

 

Plus de 40 ans d’activité vétérinaire m’ont permis de découvrir que la plupart des animaux cachent, tant qu’ils le peuvent, leurs désagréments gastriques et parfois leur mal de vivre, jusqu’à l’apparition de troubles dont nous ne percevons pas suffisamment l’origine ancienne : vomissements, baisse d’appétit, infections, boiteries, affections digestives, cutanées, cérébrales, rénales ou hépatiques, pica (ingestion d’herbe par les carnivores, de bois, de crottin, de sable par les chevaux) sont souvent traitées sans remédier à la cause primaire : l’ingestion trop rapide, aggravée par la sédentarité, l’ennui ou les stress consécutifs à des changements trop brutaux d’environnement pour un animal que l’homme a habitué à une routine de vie.

 

Ma philosophie de vétérinaire a donc progressivement évolué en renforçant les traitements médicaux et la prévention médicale par des conseils pour une amélioration de l’hygiène de vie. Ceci a permis d’obtenir beaucoup plus de guérisons durables : beaucoup moins de rechutes de maladies, l’apparition de manifestations de bien-être de l’animal, et une longévité bien plus grande.

 

Ces conseils d’hygiène de vie reposent sur 4 points principaux :

-en priorité, une ingestion lente d’aliments de bonne qualité,

-puis une activité physique quotidienne, modérée, ou progressivement intensifiée chez les animaux de sport,

-un temps de repos suffisant de 10 à 12 heures par jour,

-enfin, une activité mentale le reste du temps :recherche de nourriture, jeux, observation du milieu extérieur,…